Orwell, la simulation de caméra humaine.

  Créateurs de plusieurs jeux depuis 2013 (le premier, Groundplay, étant disponible gratuitement sur la page du projet), Osmotic Games est une petite société de développement allemande composée de trois personnes. Avec leurs différents projets, ils ont accumulé dix-sept récompenses, en particulier grâce au jeu que nous allons traiter aujourd’hui, Orwell : Keeping an eye on you, premier jeu composant la saga Orwell.

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Orwell : Keeping an eye on you est une simulation narrative développée par Osmotic Games et éditée par Surprise Attack (qui a aussi édité des jeux comme Hacknet et Screencheat). Dans ce jeu épisodique (largement inspiré de l’oeuvre 1984 de George Orwell), sorti le 25 octobre 2016, vous êtes l’Investigateur, un agent sélectionné par le gouvernement pour tester le système Orwell dans une nation sobrement appelée La Nation. Il est disponible uniquement sur PC (Steam, GOG) pour la somme de 10€.

Un scénario prenant avec de nombreux rebondissements.

L’histoire du premier opus d’Orwell est simple : vous êtes, comme dit précédemment, l’Investigateur, et vous devez tester le dispositif Orwell, qui a pour but d’espionner les habitants de La Nation, pays où se déroule les cinq épisodes composant le jeu. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. En effet, le pays subit des attaques terroristes, et c’est à vous que revient la tâche de trouver les coupables. Le jeu vous placera ainsi dans la peau du « méchant », et vous mettra en face de choix moraux qui questionneront directement votre humanité. Au cours des cinq épisodes, il y aura énormément de rebondissements, notamment en rapport avec le groupe d’activistes qu’il vous faudra espionner : la Pensée. Avec une tension rarement égalée dans un jeu narratif, ce premier opus ne vous laissera pas indifférent face au sort de La Nation et de ses habitants (les fins, car elles sont multiples, sont excellentes elles-aussi). On peut cependant être déçu du fait que le jeu soit uniquement en anglais (et il contient beaucoup de texte, même s’il n’y a rien de spécialement compliqué) et sa durée de vie, plutôt courte (entre trois et quatre heures).

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Le groupe d’activistes que vous êtes chargés de surveiller.


Un concept simple mais très intéressant.

  Votre travail à Orwell est simple : espionner les sites internet, les conversations téléphoniques, les SMS voire même infiltrer les ordinateurs pour éplucher les informations des habitants que vous surveillez. Vous visiterez ainsi des sites professionnels, des blogs, des documents, les unes du journal, etc. Le gameplay peut sembler être un peu simpliste, puisqu’il consiste juste en l’enregistrement d’informations sur des personnes. Cependant, l’écriture sans faille et les nombreux embranchements surmontent vite le manque de gameplay varié. De plus, il vous faudra bien sélectionner les informations, puisque certaines sont contradictoires et certaines totalement stupides (exemple : habite au Pays des Merveilles).

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L’interface depuis laquelle vous travaillerez en tant qu’agent d’Orwell.

Une direction artistique minimaliste et froide.

   Le jeu possède un style graphique extrêmement particulier, qui pourrait ne pas plaire à tout le monde. Composée entièrement (pour les photographies du moins) de petits triangles, la direction artistique possède un côté glaçant qui renforce l’ambiance et la tension générale du jeu (mention spéciale à l’écran titre, qui est extrêmement minimaliste, mais très représentatif). Des premières secondes jusqu’aux dernières minutes du jeu, la direction artistique est respectée soigneusement, tout comme l’ambiance générale du jeu. On peut aussi noter le style soigné des sites, qui sont tous très bien ordonnés et plaisants à parcourir, avec pas mal de détails qui aident à s’attacher aux personnages (personnages qu’on est censé espionner).

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L’interface du jeu, simple mais efficace.

Qualités :

– Une écriture impeccable
– Un scénario prenant
– Une ambiance et une tension unique
– Un concept original
– Une direction artistique très soignée
– Un jeu qui vous fera réfléchir
– Une bande-son stressante qui augmente la tension

– De multiples fins qui offrent de la rejouabilité

Défauts :

– Uniquement en anglais
– Un gameplay en retrait
– Une durée de vie assez courte

En conclusion, je dirai que malgré ses défauts qui pourront gêner certaines personnes (en particulier en ce qui concerne l’anglais), le premier opus d’Orwell est une excellente expérience qui, grâce à sa tension et son scénario, vous tiendra en haleine jusqu’au bout. Si ce genre de jeu dystopique vous plaît, je ne peux que vous conseiller le second opus d’Orwell (Ignorence is Strength) sorti très récemment, ou bien les excellents Papers, Please et Beholder.

Où les trouver :
Page Steam d’Orwell : Keeping an eye on you
Page Steam d’Orwell : Ignorance is strength
Page Steam de Beholder
Page Steam de Papers, Please
Page du projet Groundplay

Merci d’avoir lu cet article ! S’il vous a plu, n’hésitez pas à l’aimer, le commenter ou le partager ! A bientôt pour de nouvelles gemmes enfouies !

Murky.

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